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  • Sandrine Dumazer

Notion d'attachement



Pour Bowlby, l’enfant est avant tout un être de relation (Pierrehumbert, 2003). Bowlby (1969) définit l’attachement comme un besoin inné de contact avec autrui. Il ne s’agit pas seulement pour l’enfant de la recherche d’un contact physique, charnel, mais plutôt d’accéder par cette relation à une protection et à une sécurisation. La notion d’attachement a, dans un premier lieu, été appréhendée sous l’angle du lien mère-enfant (Oubrayrie-Roussel et al., 2014). Néanmoins, pour que l’enfant puise dans la relation à sa mère toute la protection et la sécurisation dont il a besoin, il est nécessaire que celle-ci soit disponible et accessible (ibid.). La mère représente, selon Bowlby, la source principale de sécurité pour l’enfant, le rôle du père étant secondaire et se limitant, quant à lui, à apporter un soutien émotionnel à la mère (Bretherton, 1992). Pour Ainsworth, le père peut devenir une figure d’attachement du fait de son implication dans le maternage, mais il est peu probable qu’il devienne, au début du moins, la principale figure d’attachement de l’enfant (Oubrayrie-Roussel et al., 2014). Comme le précise Zaouche-Gaudron : « Le père peut remplir un rôle d’attachement s’il établit une relation de qualité avec son enfant. Auparavant, ce rôle n’était accordé qu’à la mère » (2015, p. 35). Selon l’auteur, c’est au cours de la deuxième année que les enfants, les garçons principalement, manifestent une préférence à l’égard de leur père. Les recherches récentes montrent que les attachements mère-enfant et père-enfant ne représentent pas des relations redondantes, chacune apportant une base d’équilibre importante pour la construction et le développement de la confiance en soi de l’enfant (Zaouche-Gaudron, 2015). Le père aurait un rôle d’activation, selon Paquette (2004), dans le sens où il permettrait à l’enfant d’explorer le monde, et de faire confiance en ses propres capacités pour affronter les dangers potentiels que pourrait représenter le monde physique et social. Cependant, lorsqu’il arrive qu’un enfant éprouve une insécurité d’attachement à l’encontre de l’un des deux parents, voire des deux, cela peut constituer un facteur de risque au développement de psychopathologies, de détresse et de souffrances psychologiques (Mikulincer et Shaver, 2007).

La sécurité dans l’attachement peut être définie comme un état de confiance inhérent à la disponibilité de la figure d’attachement (Ainsworth, et al., 1978). Or, d’après Zaouche-gaudron : « Certains enfants peuvent se révéler sécurisés avec leur mère et insécurisés avec leur père, et inversement » (2015, p. 32). La distinction entre liens d’attachement sécurisés et insécurisés a été mise en avant dès 1969, par une procédure empirique mise au point par Ainsworth : la situation étrange (Oned, 2010). Il s’agit d’une situation expérimentale visant à séparer l’enfant de l’adulte et de le mettre en contact avec une personne étrangère. Les réactions de l’enfant reflètent la qualité de sa sécurité (ibid.).

« L ‘insécurité des relations d’attachement n’est pas un trouble en soi mais elle s’accompagne d’une mauvaise image de soi, d’une incertitude quant à la capacité à être aimé, de sentiments de peur et/ ou de colère vis-à-vis des parents » écrit Ferrari (2013, p. 42). Selon Paquette (2004), l’insécurité d’attachement père-enfant, qui nous intéresse ici, peut avoir des conséquences en termes de troubles du comportement. Cependant, comme le souligne Ferrari : « Les études menées par les différents chercheurs confirment l’association entre l’attachement insécure et une plus grande fréquence de troubles du comportement externalisés, mais aussi de troubles internalisés comme la dépression ou l’anxiété pendant l’enfance » (2013, p.39).

Jean Philippe Roussac - Psychologue

Loriol du Comtat

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